Mélangeur de cartes

Composition d’un jeu de 32 cartes : les 32 cartes, couleur par couleur

Un jeu de 32 cartes compte quatre enseignes de huit cartes : pique, cœur, carreau et trèfle, avec dans chacune l’as, le roi, la dame, le valet, le 10, le 9, le 8 et le 7. Par rapport au jeu de 52 cartes, la composition d’un jeu de 32 cartes perd les 2, 3, 4, 5 et 6 de chaque famille, et le paquet ne contient aucun joker, contrairement au jeu de 54 cartes que l’on trouve le plus souvent en magasin. On y compte donc 4 as, 12 figures et 16 cartes chiffrées, moitié rouges, moitié noires. Chaque carte n’y figure qu’une fois : il y a un seul valet de pique et une seule dame de cœur. C’est le paquet qu’il vous faut pour jouer à la belote et à la coinche, mais aussi à la manille, au piquet ou à la bataille, et celui que l’on retrouve dans les exercices de probabilité du collège.

Composition du jeu de 32 cartes, famille par famille

Dans un jeu de cartes français, les quatre familles portent le nom d’enseignes et, dans le langage courant, celui de couleurs : on parle ainsi de la famille des piques ou de la famille des carreaux. Le mot couleur trompe un peu. Les enseignes n’utilisent que deux teintes : le cœur et le carreau sont imprimés en rouge sur fond blanc, le pique et le trèfle en noir, et seules les figures reçoivent des aplats de couleurs. Chaque famille aligne huit cartes, toujours les mêmes, de l’as au 7. Une fois le paquet trié par enseigne, quatre rangées de huit suffisent donc à vérifier qu’il est complet.

Les trois figures portent une lettre dans leur coin, R pour le roi, D pour la dame et V pour le valet, là où les autres cartes affichent leur chiffre, ou un A pour l’as (plus rarement un 1). Ces repères, appelés index, sont le plus souvent imprimés dans deux coins opposés et tête-bêche, pour que chaque carte se lise dans les deux sens quand vous tenez votre main en éventail ; certains paquets les répètent aux quatre coins. Pour les joueurs qui voient mal, il existe aussi des jeux de 32 cartes à grands index, aux chiffres et aux lettres nettement plus gros, et même des cartes géantes. Notre guide des jeux pour personnes âgées passe en revue ces aides, avec celles qui permettent de continuer à jouer quand les mains deviennent douloureuses.

Enseigne Teinte Les 8 cartes, de la plus haute à la plus basse Nombre
Pique ♠ noir A, R, D, V, 10, 9, 8, 7 8
Cœur ♥ rouge A, R, D, V, 10, 9, 8, 7 8
Carreau ♦ rouge A, R, D, V, 10, 9, 8, 7 8
Trèfle ♣ noir A, R, D, V, 10, 9, 8, 7 8
Total 16 rouges, 16 noires 4 as, 12 figures, 16 cartes chiffrées 32

Ce découpage en trois catégories, les as, les figures et les cartes chiffrées, donne des comptes ronds : quatre exemplaires de chaque valeur, un par famille, soit 4 as, 4 rois, 4 valets, et ainsi de suite jusqu’aux quatre 7. Le roi, la dame et le valet forment ce que l’on appelle les honneurs, ou les habillés, et portaient à l’origine le nom de « peintures ». L’ordre du tableau, de l’as au 7, est celui du piquet et de la bataille. Il n’a pourtant rien d’absolu : selon la règle que vous suivez, un 10, un valet ou un roi peut devenir la carte maîtresse de sa famille, comme le montrent plus bas la manille, la belote et l’écarté.

Jeu de 32 cartes ou jeu de 52 cartes : ce qui change

Le jeu de 52 cartes, celui du poker et du bridge, aligne treize cartes par enseigne : l’as, les trois figures, puis toutes les cartes chiffrées du 10 au 2. Le Code international publié par la Fédération française de bridge le définit dans sa loi 1 comme un jeu de 52 cartes, composé de quatre couleurs de 13 cartes, classées de l’as au 2. Pour obtenir un jeu de 32 à partir d’un jeu de 52, il suffit donc de retirer les 2, 3, 4, 5 et 6 de chaque famille, soit 20 cartes. Le jeu de 54 cartes, le type de paquet le plus souvent commercialisé, n’est lui-même qu’un jeu de 52 auquel on a ajouté deux jokers. La mention « Poker, Bridge, Canasta » imprimée sur beaucoup d’étuis sert justement à garantir que les 52 cartes y sont, jokers en plus.

La donne change elle aussi. Le Code international prévoit une distribution une par une, en quatre mains de treize cartes, et recommande de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre (loi 6). À la belote, le paquet se partage en quatre mains de huit, et le règlement officiel fait tourner la distribution dans l’autre sens, comme le veut la tradition des jeux français, que l’on retrouve à la manille et au tarot. Aucune place non plus pour le joker dans un jeu de 32 : ni la belote ni le piquet ne prévoient de carte en dehors des huit valeurs de chaque famille.

Jeu de 32 cartes Jeu de 52 cartes Jeu de 54 cartes Jeu de tarot
Cartes par enseigne 8 (A, R, D, V, 10 à 7) 13 (A, R, D, V, 10 à 2) 13 14 (R, D, cavalier, V, 10 à l’as)
Cartes en plus aucune aucune 2 jokers 21 atouts et l’Excuse
Figures 12 12 12 16 (avec les cavaliers)
Total 32 52 54 78
Jeux typiques belote, coinche, manille, piquet bridge, poker, bataille rami, canasta (à deux paquets) tarot, de 3 à 5 autour de la table
Cartes par joueur 8 à la belote 13 au bridge selon le jeu 18 à quatre, plus un chien de 6

Probabilités avec un jeu de 32 cartes : les calculs de base

Dans les exercices de probabilité, le jeu de 32 revient très souvent, parce que sa composition se retient facilement. Si l’on tire une carte au hasard dans un paquet bien mélangé, chaque carte a une chance sur 32 de sortir, et la probabilité d’un événement vaut le nombre de cartes favorables divisé par 32. Savoir compter les as, les figures ou les cartes d’une couleur suffit alors à répondre aux questions posées au collège comme au lycée, à condition de ne rien compter deux fois. Encore faut-il que le paquet ait vraiment été battu : un jeu neuf sort de son étui rangé par couleur, et le calcul ne vaut qu’après un bon mélange.

Événement Cartes favorables Probabilité
Tirer un as 4 4/32 = 1/8 = 12,5 %
Tirer un valet 4 4/32 = 1/8 = 12,5 %
Tirer un cœur 8 8/32 = 1/4 = 25 %
Tirer une figure 12 12/32 = 3/8 = 37,5 %
Tirer une carte rouge 16 16/32 = 1/2 = 50 %
Tirer un valet rouge 2 2/32 = 1/16 = 6,25 %
Tirer le valet de pique 1 1/32, soit environ 3,1 %
Tirer une carte paire (un 8 ou un 10) 8 8/32 = 1/4 = 25 %
Ne pas tirer d’as 28 28/32 = 7/8 = 87,5 %
Ne pas tirer de figure 20 20/32 = 5/8 = 62,5 %
Tirer un as ou une carte rouge 18 18/32 = 9/16, soit environ 56,3 %

La dernière ligne cache le piège classique des exercices : il y a 16 cartes rouges et 4 as, mais deux de ces as sont rouges. On compte donc 16 + 4 – 2 = 18 cartes favorables, et non 20. Pour le contraire d’un événement, le raisonnement s’inverse : ne pas tirer d’as, c’est tirer l’une des 28 autres cartes, soit 1 – 1/8 = 7/8. Pour une carte paire, seuls les 8 et les 10 comptent, puisque l’as n’est pas traité comme un 1 dans ce type d’énoncé. Attention enfin aux tirages successifs sans remise : après un premier as tiré et mis de côté, la probabilité d’en tirer un second tombe à 3 sur 31, car il ne reste que trois as dans un paquet de 31 cartes.

Quand on tire plusieurs cartes à la fois, le calcul passe par le dénombrement des combinaisons. Tirer 2 cartes simultanément offre C(32,2) = 496 paires possibles, dont 6 paires d’as : la probabilité d’obtenir deux as vaut donc 6/496, soit environ 1,2 %. Pour une main de huit cartes, celle d’un joueur de belote en fin de distribution, on compte 10 518 300 mains différentes. La probabilité d’y trouver au moins un as dépasse 70 %, alors que celle de recevoir les quatre valets tombe à environ 0,2 %. Quant au nombre d’ordres possibles pour un paquet de 32 cartes, il vaut 32 factorielle, soit environ 2,6 x 1035. Bien battu, un paquet ne ressort pour ainsi dire jamais deux fois dans le même ordre.

Jeu de 32 cartes et tarot : deux paquets très différents

Côté tarot, le règlement officiel de la Fédération française de tarot décrit un paquet bien plus riche : 78 cartes, soit quatre couleurs de 14 cartes, 21 atouts numérotés du 1 au 21 et l’Excuse, une carte marquée d’une étoile qui représente un joueur de mandoline. Chaque couleur y compte un quatrième personnage, le cavalier, qui se glisse entre la dame et le valet, et garde toutes les cartes du 10 à l’as. À quatre, chacun reçoit 18 cartes, distribuées trois par trois, et six cartes forment le chien. Dans ce jeu, l’as est la plus faible carte de sa couleur, alors qu’il compte parmi les cartes fortes à la belote comme au piquet.

On retrouve pourtant, dans chaque couleur du tarot, les huit cartes du jeu de 32. Les quatre cavaliers, les vingt cartes du 2 au 6, les 21 atouts et l’Excuse font la différence, soit 46 cartes supplémentaires. Une carte de tarot mesure en outre environ 6 x 11,2 cm, contre 5,5 x 8,4 cm pour le jeu de 32 cartes Ducale. Aucun des mélangeurs que nous vendons n’accepte des cartes aussi longues, le plus tolérant étant annoncé pour des cartes de 9,8 cm au maximum. Nous avons détaillé ce problème, et le seul appareil manuel que nous ayons repéré pour ce format, dans notre article sur le mélangeur de carte tarot.

Les jeux qui se jouent avec un jeu de 32 cartes

Beaucoup d’étuis portent encore sur la tranche l’inscription « Belote, Piquet, Manille ». Ce sont les trois jeux qui ont valu au paquet cette inscription : le piquet, l’un des premiers à l’avoir adopté, puis la manille, qui a précédé la belote. La belote et ses dérivés, comme la coinche, en restent aujourd’hui le premier usage. Le nombre de joueurs varie d’un jeu à l’autre : la belote officielle se joue à quatre, en deux équipes, alors que le piquet et l’écarté opposent deux joueurs. D’autres jeux, moins connus aujourd’hui, utilisent le même paquet, comme le skat ; le bésigue, lui, en réunit deux ou trois.

La belote et la coinche

Les règles officielles de la Fédération française de belote décrivent un jeu de 32 cartes, avec les 7, 8, 9, 10, valets, dames, rois et as des quatre couleurs, pour quatre joueurs répartis en deux équipes de deux, les partenaires se faisant face. Le mélange y est obligatoire avant chaque distribution : c’est précisément le geste qu’un mélangeur de cartes prend en charge quand les donnes s’enchaînent. Chacun reçoit d’abord cinq cartes, puis trois autres une fois l’atout choisi, le preneur recevant la carte retournée parmi les siennes. Les 32 cartes sont ainsi toutes distribuées, et l’on joue huit plis de quatre cartes. La coinche, ou belote coinchée, utilise exactement le même paquet. L’ordre et la valeur des cartes y changent selon qu’une couleur est l’atout ou non : le barème complet figure dans notre article sur la valeur des cartes à la belote.

La manille

Venue d’Espagne, la manille s’est installée en France dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec un jeu de 32 cartes aux enseignes françaises. Sa particularité tient au 10, appelé manille, qui devient la plus forte carte de chaque couleur, suivi de l’as, le manillon, puis du roi, de la dame, du valet, du 9, du 8 et du 7. Le paquet contient 60 points en tout, selon un système qui ne donne de valeur qu’aux cinq plus fortes cartes de chaque couleur, et la donne attribue huit cartes à chacun, quatre par quatre. Très populaire dans les cafés jusqu’en 1940, la manille a ensuite été détrônée par la belote. La célèbre partie de cartes de Marius, la pièce de Marcel Pagnol (1929) puis le film (1931), est d’ailleurs une partie de manille.

Le piquet, l’un des plus anciens

Joué à deux, le piquet compte parmi les plus anciens jeux de cartes parvenus jusqu’à nous : Rabelais, l’auteur de Gargantua, le cite déjà sous son ancien nom de « cent ». Il se jouait alors avec 36 cartes, le 6 compris, et ce n’est qu’à la fin du XVIIe siècle que le jeu réduit de 32 cartes, créé spécialement pour lui, s’est imposé. À l’étranger, ce format porte d’ailleurs souvent le nom de « jeu de piquet ». Les cartes y suivent l’ordre habituel, de l’as au 7, sans aucun atout. En 1892, un congrès sur les cartes à jouer réuni à Vienne l’a même déclaré le plus « classique » des jeux de cartes, avant que sa popularité ne s’effrite au début du XXe siècle.

Bataille, écarté, skat et les autres

Pour les débutants, la bataille se joue indifféremment avec un jeu de 32 ou de 52 cartes, en suivant l’ordre habituel, de l’as à la plus petite carte. L’écarté, ancien jeu français à deux apparu peu avant 1800, utilise lui aussi 32 cartes, avec un ordre surprenant : roi, dame, valet, puis l’as, avant le 10, le 9, le 8 et le 7. Le skat, né en 1813 à Altenbourg, en Allemagne, se joue également à 32 cartes ; en France, il est surtout joué en Alsace et en Moselle. Quant au mot mistigri, il désigne le valet de trèfle dans d’anciens jeux comme le brelan ou la bouillotte.

L’ordre des cartes d’un jeu de 32 cartes selon le jeu

D’un jeu à l’autre, le contenu du paquet ne change pas, mais la force de chaque carte varie avec la règle. L’as n’est pas toujours le maître. Il ne tient la tête qu’au piquet, à la bataille et à la belote hors atout ; il recule au quatrième rang à l’écarté. Le 10, simple carte chiffrée au piquet, grimpe au deuxième rang à la belote hors atout et au premier à la manille. Quant au valet, il passe du cinquième rang au premier dès que sa couleur devient l’atout à la belote, suivi par le 9. Avant une partie avec des partenaires d’une autre région ou d’une autre génération, mieux vaut donc vérifier la règle suivie : un même paquet sert à des jeux aux hiérarchies très différentes, résumées ici de la plus forte à la plus faible carte.

Jeu Ordre des cartes, de la plus forte à la plus faible
Piquet, bataille A, R, D, V, 10, 9, 8, 7
Belote, hors atout A, 10, R, D, V, 9, 8, 7
Belote, à l’atout V, 9, A, 10, R, D, 8, 7
Manille 10, A, R, D, V, 9, 8, 7
Écarté R, D, V, A, 10, 9, 8, 7

Histoire du jeu de cartes français et de ses figures

Nées à Rouen et à Lyon au XVe siècle, les enseignes françaises, cœur, carreau, pique et trèfle, se sont ensuite répandues en Europe et en Amérique du Nord. Sur les cartes traditionnelles françaises, chaque figure porte un nom, inscrit verticalement dans les coins laissés libres par la valeur. Les neuf Preux, héros de l’Antiquité, de la Bible et du Moyen Âge, apparaissent comme figures de cartes à jouer au XVe siècle, selon une notice de la Bibliothèque nationale de France. Les quatre rois et le valet de carreau viennent de ce thème, et deux des dames, Judith et Rachel, s’inspirent d’une liste des Neuf Preuses. Le tableau reprend les noms du portrait de Paris, dit portrait officiel, dans sa version du XIXe siècle.

Enseigne Roi Dame Valet
Pique David Pallas Ogier
Cœur Charles Judith La Hire
Carreau César Rachel Hector
Trèfle Alexandre Argine Lancelot

Derrière ces noms, le roi de pique renvoie à David, le roi biblique, le roi de cœur à Charlemagne, le roi de carreau à Jules César et celui de trèfle à Alexandre le Grand. Pallas évoque Pallas Athéna, Judith et Rachel viennent de la Bible, et Argine serait l’anagramme de regina, « reine » en latin. Côté valets, La Hire a été le compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, Hector est le héros de la guerre de Troie, Lancelot celui du Lac et Ogier l’un des preux de Charlemagne. Les attributs, eux, ont varié : sur les cartes parisiennes du milieu du XVIIIe siècle, le roi de cœur tient un globe surmonté d’une croix en plus de son épée, et le roi de trèfle est accompagné d’un lion, précise la même notice de la BnF.

Vérifier un jeu de 32 cartes avant la partie

Une seule carte manquante fausse une partie dès la première donne, et elle ne se remarque souvent qu’au dernier pli, quand les comptes ne tombent plus juste. À la belote, par exemple, le total des points d’une donne ne se retrouve plus s’il manque un as ou un dix ; à la manille, dont les cartes valent 60 points en tout, l’absence d’une manille ou d’un manillon se lit aussi au compte final. L’état des cartes compte autant que leur nombre : une carte cornée, tachée ou pliée se reconnaît de dos, et un adversaire attentif finira par la repérer. Avec un jeu qui a déjà servi, trois contrôles rapides évitent ces mauvaises surprises :

  1. comptez les cartes face cachée, par paquets de huit : vous devez obtenir quatre paquets complets ;
  2. triez-les par enseigne : chaque famille aligne ses huit cartes, de l’as au 7, sans doublon ni carte du 2 au 6 venue d’un autre jeu ;
  3. regardez le dos de chaque carte : aucune ne doit se distinguer des autres par un pli, une tache ou un coin abîmé.

Un jeu neuf pose le problème inverse. En France, les cartes d’un paquet neuf sont rangées par couleur, puis dans l’ordre croissant, de l’as au roi. À l’ouverture, la seule carte visible est l’as de trèfle, qui porte souvent le logo ou la marque du fabricant. Le premier mélange doit donc être particulièrement soigné pour casser cet ordre de sortie d’usine, sans quoi les cartes d’une même couleur risquent de rester groupées dans les premières mains. Après chaque partie, gardez vos cartes à plat et au sec, dans leur étui : un paquet en bon état se bat plus facilement, à la main comme à l’aide d’un appareil.

Mélanger un jeu de 32 cartes, à la main ou à la machine

Avec quatre joueurs et des donnes qui s’enchaînent, battre le paquet revient sans cesse, et c’est là qu’un appareil rend service. Un mélangeur de cartes manuel, comme notre batteur de cartes à jouer à manivelle, fonctionne sans pile ni câble. Un mélangeur de cartes automatique fait le travail d’une simple pression, à l’image de notre mélangeur de cartes électrique à piles. Dans les deux cas, le paquet se coupe en deux moitiés posées dans deux bacs, et les cartes retombent mélangées au centre. Un paquet de belote est loin de remplir les bacs : ces deux appareils mélangent jusqu’à deux jeux, soit un peu plus d’une centaine de cartes, et les 32 cartes y passent en une fois.

Avant d’acheter un mélangeur, mesurez vos cartes, car un jeu de 32 cartes n’a pas de format fixe. Le jeu de 32 cartes classiques Ducale utilise des cartes de 5,5 x 8,4 cm, plus étroites que le format bridge (5,7 x 8,9 cm), alors que le jeu de belote Piatnik mesure 5,8 x 8,9 cm, presque le format bridge ; le format poker, plus large, mesure environ 6,3 x 8,8 cm. Pour un jeu étroit comme le Ducale, deux de nos appareils montrent des cartes de cette largeur parmi les formats acceptés : le mélangeur de carte toute taille, dont le fabricant liste des cartes de 5,59 x 8,64 cm et des mini-cartes de 4,45 x 6,35 cm, jusqu’à 9,8 x 6,5 cm, et le mélangeur distributeur de cartes, annoncé pour des cartes étroites de 5,5 x 8,7 cm.

Formats de cartes à l’échelle : jeux de 32 cartes Ducale (55 x 84 mm) et Piatnik (58 x 89 mm), poker et tarot, face à la longueur maximale de 98 mm du mélangeur de carte toute taille

Le fabricant du batteur l’annonce pour les formats poker et bridge, celui du modèle électrique pour le format poker et les cartes étroites au format bridge. Chaque fiche de la boutique reprend les formats annoncés par le fabricant : comparez-les à vos cartes plutôt que de vous fier au seul nombre de jeux mélangés et, en cas de doute, envoyez-nous leurs dimensions avant de commander. Le tarot reste hors de portée de nos appareils, pour la raison de longueur vue plus haut, et un jeu de cartes géantes l’est tout autant.

Questions fréquentes sur le jeu de 32 cartes

Combien y a-t-il de figures dans un jeu de 32 cartes ?

Un jeu de 32 cartes contient 12 figures : un roi, une dame et un valet dans chacune des quatre enseignes (pique, cœur, carreau et trèfle). Les 20 autres cartes sont les as, les 10, les 9, les 8 et les 7, à raison de cinq par enseigne.

Quelles cartes retirer d’un jeu de 52 pour obtenir un jeu de 32 cartes ?

Il faut retirer les 2, 3, 4, 5 et 6 de chaque enseigne, soit 20 cartes, ainsi que les jokers si le paquet en contient. Il reste alors huit cartes par couleur : l’as, les trois figures, puis le 10, le 9, le 8 et le 7.

Y a-t-il des jokers dans un jeu de 32 cartes ?

Non. Le jeu de 32 cartes ne contient aucun joker : les règles officielles de la belote ne prévoient que les huit cartes de chaque couleur, du 7 à l’as. Les deux jokers appartiennent au jeu de 54 cartes, utilisé notamment pour le rami et la canasta.

Combien y a-t-il de cartes rouges dans un jeu de 32 cartes ?

Il y en a 16 : les huit cœurs et les huit carreaux. Les 16 autres cartes, piques et trèfles, sont noires. Parmi les cartes rouges, on compte 2 as, 6 figures et 8 cartes chiffrées, du 10 au 7.

Peut-on jouer au tarot avec un jeu de 32 cartes ?

Non. Le tarot se joue avec un paquet spécifique de 78 cartes : quatre couleurs de 14 cartes qui comptent chacune un cavalier, 21 atouts et l’Excuse. Un jeu de 32 cartes n’a ni cavaliers, ni atouts, ni Excuse, et ses cartes sont plus courtes.

Quelle est la probabilité de tirer un as dans un jeu de 32 cartes ?

Elle est de 4 sur 32, soit 1/8 ou 12,5 %. Le paquet contient quatre as, un par enseigne, et chaque carte a la même chance d’être tirée si le jeu a été correctement mélangé avant le tirage.

Sources : règles officielles de la Fédération française de belote (version du 27.01.2016, points 2, 3.2 à 3.5 et 5), publiées sur la page règles officielles de la fédération ; règlement officiel de la Fédération française de tarot ; Code international du bridge 2017, édition de la Fédération française de bridge (lois 1 et 6) ; notice de la BnF Des preux aux rois, dames et valets de jeux de cartes (page archivée, l’adresse d’origine ne répond plus) ; Wikipédia, articles Jeu de cartes français, As (carte à jouer), Manille, Piquet, Écarté, Skat, Bésigue, Tarot français (format des cartes), Valet de trèfle et Bataille ; formats de cartes : fiches produit des jeux de 32 cartes Ducale et Piatnik et d’un jeu de 32 cartes à grands index, relevées chez des revendeurs, et guide des formats de cartes de l’imprimeur Imprimtonjeu (bridge, poker) ; fiches produits de la boutique pour les formats acceptés par nos mélangeurs.

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